actualités fédérales et confédérales CGT-FO

Actualités fédérales et confédérales 
FORCE OUVRIERE

« Pass Culture » :  nouvelles coupes budgétaires ! 

Personnels et artistes unis pour défendre l’égal accès à la Culture pour tous ! 

Par un courrier adressé aux chefs établissements le 30 janvier, les rectorats, sur consigne ministérielle, annonçaient que, dans le cadre du Projet de Loi de Finances (PLF) 2025, le budget attribué à la part collective du Pass Culture baisse de 97 millions d’euros en 2024 à 72 millions. Compte tenu des dépenses déjà engagées, il ne reste déjà plus rien pour 2025 !

Du jour au lendemain, les personnels de direction, les équipes pédagogiques se sont trouvés mis devant le fait accompli et contraints de renoncer à des projets culturels programmés depuis la rentrée dans le cadre de l’Education Artistique et Culturelle (sorties cinéma, spectacles, visites de lieux culturels, interventions d’artistes…). Dans le même temps, des structures, des artistes ont été confrontés à l’annulation de contrats en collaboration avec des établissements scolaires.

 

Le ministère de l’Éducation nationale justifie ces mesures par « le contexte budgétaire actuel », c’est-à- dire par la cure d’austérité de 50 milliards d’euros du budget Bayrou, soit 10 milliards de plus que le budget du gouvernement Barnier censuré le 4 décembre 2024.

Il faut croire qu’à l’heure de l’austérité et de l’économie de guerre, qui voit les crédits d’armements progresser, quand ceux de la Santé, de la Culture et de l’École sont plafonnés ou réduits et que des centaines de postes sont supprimés à la rentrée 2025 dans plus de la moitié des académies, un tel dispositif est de trop.

Il est vrai que pour le président Macron, l’urgence n’est pas d’instruire la jeunesse, ni de lui donner accès à la Culture, mais, comme il l’a déclaré lors de ses vœux aux armées le 20 janvier, de lui donner « le choix

de servir (…) d’apprendre avec les armées et d’en renforcer les rangs ».

 

Face à ces annonces, la colère a immédiatement saisi les personnels des établissements scolaires et culturels, les artistes. Ils ont raison ! La décision du gouvernement est inacceptable !

NON à l’austérité, NON aux coupes budgétaires !

OUI à l’égal accès pour tous à l’instruction et à la Culture !

 

La FNEC FP-FO et la FASAP-FO soutiendront toutes les initiatives des personnels et des artistes pour l’ouverture des crédits nécessaires au maintien de tous les projets culturels prévus dans le cadre de la part collective du Pass Culture, pour la mise en œuvre des moyens nécessaires pour garantir à tous un égal accès à l’instruction et à la culture (à commencer par l’arrêt des suppressions de postes, la création des postes nécessaires, l’arrêt des contre-réformes en cours…).

 

Par ailleurs, la FNEC FP-FO et la FASAP-FO réaffirment leur revendication que les crédits attribués au Pass Culture individuel (un peu plus de 200 millions d’euros), sorte de chèque « éducation » à l’américaine (pour les jeunes de 15 à 18 ans), soient intégralement reversés au service de l’accès de tous à la Culture.

 Paris, le 3 février 2025

 Fédération Nationale de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle FO

Fédération des Arts, du Spectacle, de l’Audiovisuel et de la Presse FO

COMMUNIQUE DE PRESSE  - Paris, le 14 novembre 2024 

Le modèle du ministre KASBARIAN : l’administration TRUMP !

 Donald TRUMP vient de nommer Elon MUSK à la tête d’un ministère de « l’efficacité gouvernementale ». La feuille de route du président américain a un contenu particulièrement brutal :

« démanteler la bureaucratie gouvernementale, sabrer la réglementation excessive, couper dans les dépenses inutiles et restructurer les agences fédérales ».

Le ministre KASBARIAN, enchanté par le programme « Trumpiste », a aussitôt envoyé un message de félicitations à Elon MUSK. Dans ce message, il affirme avoir hâte de partager les meilleures pratiques pour s’en prendre à la bureaucratie excessive, réaliser des coupes budgétaires sombres et repenser les organismes publics.

Tout un programme !

Le ministre KASBARIAN montre ainsi sa volonté de détruire la fonction publique française, appuyée sur le statut général des fonctionnaires et les droits qui y sont inscrits.

La liste des premières mesures annoncées par le ministre : suppression de la GIPA, augmentation des jours de carence, gel du point d’indice, projet de loi pour l’efficacité de la fonction publique (anciennement projet de loi Guérini), ne laissait d’ailleurs pas de doute sur sa politique dévastatrice.

 FO Fonction publique s’engage dans la préparation de la grève pour empêcher la mise en place de cette politique désastreuse. Il est urgent de l’arrêter !

FO Fonction publique invite ses syndicats à la préparation d’assemblées générales du personnel dans l’unité la plus large pour faire plier le ministre.

Pour cela, nous engagerons la grève en même temps que l’intersyndicale des cheminots, pour un rapport de force efficace contre l’ensemble des mesures gouvernementales inacceptables !

Le 8 novembre 2024

Pour bloquer Kasbarian, Genetet et pour gagner :

 la grève jusqu’à satisfaction, tous ensemble !


Les annonces relatives au projet de budget 2025 répandent la colère dans les écoles, les établissements et les services. Dans les réunions syndicales qui se tiennent quotidiennement, les personnels expriment leur rejet des mesures envisagées par ce gouvernement illégitime.

 

Ils n’acceptent ni les 4 000 suppressions de postes d’enseignants, qui aggraveront encore leurs conditions de travail, ni les scandaleuses mesures visant à instaurer trois jours de carence et à réduire l’indemnisation des  jours  d’arrêt  maladie  à  90% !  Ils  calculent  tous  les  pertes  financières  considérables  que provoqueraient pour eux ces projets.

 

En Charente-Maritime, en Gironde, en Indre-et-Loire, en Moselle, dans les Yvelines… Ils adoptent des motions rappelant leurs revendications :

-    L’abandon des 4000 suppressions de postes et la création des postes nécessaires !

-    L’abandon des jours de carence et de l’indemnisation des jours d’arrêt maladie à 90% !

-    L’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice !

-    L’abrogation de la réforme des retraites Macron-Borne !

-    Le retrait de toutes les contre-réformes qui détruisent l’Ecole publique !

 

Partout ils discutent de la manière la plus efficace de faire reculer le gouvernement. Ils ont tous conscience que les journées d’action isolées, aussi puissantes soient-elles, et même « dans la durée » comme en 2023, ne suffiront pas pour faire reculer le gouvernement.

Partout ils discutent de l’organisation de la grève pour gagner, de la grève jusqu’à satisfaction.

 

Ainsi, les personnels de l’école St-Didier en Velay (Haute-Loire) indiquent dans leur motion : « Nous appelons les collègues à discuter et à engager une mobilisation contre ces attaques sans précédent dans la Fonction Publique, par tous les moyens nécessaires, y compris la grève. L’appel unitaire à la grève (le 21 novembre) des cheminots ne pourrait-il pas constituer un point d’appui pour une mobilisation de grande ampleur ? »

 

Hier, les fédérations de fonctionnaires FO et CGT ont claqué la porte de la réunion avec le ministre Kasbarian en indiquant qu’elles appelleront à la grève.

 

Les cheminots lancent une grève d’avertissement le 21 novembre et menacent de bloquer si le gouvernement refuse de répondre à leurs revendications.


La FNEC FP-FO propose l’action commune aux autres fédérations de l’Education nationale : l’action pour gagner, pas les journées d’action, la vraie grève, et le « tous ensemble » !

 

La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir partout sur leurs lieux de travail, dans les réunions syndicales pour débattre de ces questions, de la manière la plus  efficace de faire reculer le gouvernement.

 

La FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève qui couvre toutes les initiatives.

LE CONSTAT ACCABLANT DE LA MISE EN PLACE DU « CHOC DES SAVOIRS »

ABROGATION !

Le choc des savoirs, c’est un pas de plus vers le morcellement, la territorialisation de l’École publique et une baisse

de moyens dont personne ne veut !

Pour le SNFOLC, pas question de laisser s’appliquer la réforme comme si de rien n’était ! L’heure est à poursuivre la réunion des personnels, dans les établissements, en lien  avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et

discuter des moyens de les faire aboutir.

ABROGATION DU CHOC DES SAVOIRS !

communiqué du 17 septembre 24


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